Jeudi 2 février 2012 4 02 /02 /Fév /2012 17:22

 

POLE ARTISTIQUE ET CULTUREL

 

Compte-Rendu de la réunion du Samedi 28 Janvier 2012

 

 

 

 

Réunion importante dans l’histoire de notre atelier depuis 2008 puisqu’il s’agissait de prendre un nouvel élan, suite à la décision prise au mois de Juin 2011, d’un « pôle » en cœur de ville (un territoire multi-polaire) regroupant les structures déjà en place ( MJC, Distillerie, principalement ) Tout en créant de nouveaux liens avec les équipements directement municipaux ( Conservatoire, Théâtre, Médiathèque … ) Tout en comptant aussi sur les équipements en construction, comme L’Espace des Marronniers.

 

Et surtout en tenant compte de l’acquisition par la ville des 650 m2 de nouvelle surface de l’établissement LUNA de la rue Gambetta.

 

 

 

 

 

 

Pas moins de 70 personnes ont participé à cette séance de travail.

 

 

-Valider une synthèse ( celle qui met en avant l’actif de production de notre atelier depuis sa création )

- Aller sur une mutualisation de l’existant ( lieux ) et de nouvelles manières de faire avancer sur la ville un projet culturel.

-Réfléchir au devenir de l’établissement LUNA

-Envisager les projets DIESES à venir…

 

Tels ont été les thèmes abordés dans cette séance.

 

 

 

Bien qu’un crainte (légitime) se soit exprimée sur le risque d’une redistribution des rôles et des fonctions des lieux, avec l’idée d’une spécialisation de chacun, c’est plutôt l’idée d’une construction partagée entre tous les artistes et acteurs culturels locaux, d’un projet culturel et artistique et d’un espace de réflexion pour cela (l’atelier) qui est à faire vivre.

 

L’atelier devenant un espace de réflexion permanent, chargé d’élaborer la politique culturelle de la ville.

 

Mais, c’est aussi, déterminer des fonctions principales ( musique, danse, théâtre, arts plastiques…) relativement à des investissements et des travaux, pour chacune des entités du Pôle. Tout en conservant pour chacun une vocation pluridisciplinaire dont certains sont inspirés par l’éducation populaire.

 

 

 

 

Les groupes thématiques :

 

1. Un projet de structuration :

 

Ce groupe est animé par Christophe CHAVE et Marie-Georges PRUNEAU.

 

Dans ce groupe on a débattu d’un statut juridique ( association, Sarl ?…)

De l’écriture d’une charte liant les acteurs adhérents au projet.

D’un pôle de compétence permettant d’accompagner les artistes et les associations.

Ce groupe poursuivra son travail de réflexion.

 

A noter que l’idée de « structuration » doit être tempérée. Attention au risque de perdre le bénéfice d’une participation élargie comme celle que nous trouvons dans l’atelier.

 

 

2. Projet LUNA

 

Ce groupe est animé par Nathalie ARTUFEL et Rodia BAYGINOT

 

La nouvelle surface à la disposition prochaine du Pôle artistique et culturel est à penser relativement à des travaux et a des aménagements. Les architectes présents à cette réunion mettant en avant le besoin de définir le programme de ce nouveau lieu.

Si les disciplines telles la danse et les arts plastiques seront privilégiés. Si on veut aussi mettre au cœur du lieu la rencontre, l’échange, la convivialité, on a aussi parlé dans ce groupe de la nécessité de faire profiter l’actuel conservatoire des nouvelles surfaces proposées.

 

On sait aussi que ce bâtiment peut-être surélevé.

 

Qu’il peut se co-développer avec la distillerie de l’autre côté de la rue. Elle-même pouvant connaitre également des transformations.

 

Ce qui a été aussi discuté c’est d’un aménagement performant quant à une bonne cohabitation entre les différentes disciplines ( isolement, nuisances sonores réciproques, co-habitation difficile peut-être entre certaines disciplines : l’odeur des produits utilisés en arts plastiques est-elle compatible avec l’usage du lieu par différents publics autre que ceux concernés par les arts plastiques ?)

 

Le groupe va prolonger son travail de réflexion.

 

 

 

3. Bilan de «  EN ATTENDANT SUPERMAN » et Les « DIESES » à venir.

 

En attendant Superman !

 

« En attendant Superman » La création présentée par le Pôle artistique et culturel au Magic Mirrors en décembre fait l’objet d’un bilan.

 

Du temps et des moyens…

 

Depuis 2009, il y a eut 3 évènements nommés « # »   et il est important de créer une filiation qui soit faite de quelques principes de base comme :

 

-Réunir et fédérer des amateurs et des professionnels toutes disciplines confondues

-Apprendre à faire et travailler ensemble avec du temps et des moyens

(du temps pour l’écriture d’un projet, sa budgétisation, son organisation)

-Disposer de ressources financières stables d’une année sur l’autre.

 

Les projets « # » sont de véritables espaces de rencontre, d’expérimentation, de désirs et de plaisirs à faire ensemble et à apprendre l’un de l’autre.

 

 

 

Les « # » à venir :

 

Proposition est faite à l’atelier de travailler sur les temps forts en lien avec la réalisation du Tramway. Mathieu Reynier (mission tramway) développe cette idée en laissant imaginer une (des) propositions artistiques issues des acteurs du Pôle et pouvant prendre place à certains moments tels que par exemple :

-La pose de la première pierre

-Le jour de l’arrivée de la rame

-Le jour ou le tramway est mis en service.

 

Ce projet pourrait se développer sur deux années (2012 et 2013) et disposerait d’une enveloppe budgétaire conséquente.

 

Un groupe de travail que Teresa TIGRATO se propose d’animer est envisagé.

 

 

4. Le Pôle artistique et culturel dans MARSEILLE PROVENCE 2013

 

Il est clair que le PAC ne doit pas manquer le grand rendez-vous de Marseille-Provence capitale de la culture en 2013

Les différents composantes (artistes, association ) de notre atelier ont un rôle à jouer dans ce projet.

Aussi est-il rappelé à tous, l’incontournable nécessité d’être présents à l’occasion d’une réunion :

 

Jeudi 2 février à 18h30 salle du Bras d’or (reportée)

 

Réunion à l’occasion de laquelle tous les projets en chantier seront présentés, mais surtout, tous ceux qui restent à inventer, sont dès ce soir là à investir par les artistes et acteurs culturels locaux.

 

Le collectif de pilotage.

 

A Aubagne le 30 janvier 2012

 

 

Par rodia bayginot
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Mercredi 27 juillet 2011 3 27 /07 /Juil /2011 00:18

 

Le concept clic ! 

 

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Par rodia bayginot
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Vendredi 10 juin 2011 5 10 /06 /Juin /2011 12:00

 

SYNTHESE SCENIQUE

RODIA BAYGINOT ET PHILIPPE ORDIONI

 

reduc

 

 

L'aventure commence sous forme de gag : pour une exposition collective à Aubagne Rodia Bayginot cherche un "angle" d'accroche ( à tous les sens du terme). Ses œuvres seront attachées au cou des visiteurs en guise de cimaises… Philippe Ordioni les photographie presque pour le fun.  L'idée plait, elle fait son chemin, s'affine pour prendre une toute autre orientation. Le tableau n'est plus le centre de la prise : il en devient le (beau) prétexte. Des invités au fil des rencontres sont invités à prendre les tableaux avec eux le temps de trois prises. La meilleure sera retenue d'un commun accord entre les "chasseurs"  et le ou la "chassé(e)" qui accepte ce contrat photographique. L'œuvre plastique, sans être simple prétexte - puisque chaque capté garde le choix entre cinq compositions plastiques renouvelées chaque mois - devient un moyen de décharger celui qui va être photographier de l'angoisse de la prise.

 

Tout est donc le fuit de rencontres. Il y à là des anonymes - surtout des anonymes - mais quelques têtes connues : Michel Galabru, Mikaël Lonsdale, Guy Bedos par exemple. Surpris, ceux qui regardent l'ensemble de l'œuvre sont parfois saisis de doutes : "on dirait Lonsdale, on dirait Galabru". C'est bien eux . "Relégués" au vade-mecum des anonymes du tout venant. Et soudain quelque chose d'étrange et de fascinant se met en place. L'art ne se situe pas en dehors de la vie. Il naît et conforte une pulsion naturelle, l'intérêt ou plutôt  l'empathie portée aux autres au fil des situations. Le tout dans un processus dynamique qui ne cesse de croître et de prospérer.

 

 

L'intérêt de ce travail artistique est des plus varié. Il peut être lu, vu et compris selon de multiples facettes. Mais la crainte des deux artistes, née sans doute de l'expérience originaire s'est effacée : non ! Les captés ne se sentent en aucun cas femme ou homme sandwich. En même temps ou à l'inverse  le tableau les rassure. Ils n'ont plus peur d'être "mangés" puisqu'ils se sentent protégés par le petit bouclier de l'œuvre picturale. Pour certains d'ailleurs les carrés colorés de 20 cm de côté sont le premier contact kinesthésique avec une œuvre d'art ! Surpris, flatté ou intrigué, le photographié devient lui-même langage à travers les prises de Philippe et sous les indications de Rodia Bayginot maîtresse non cérémonielle de l'acte toujours un peu liturgique pour celui qui devient à la fois objet et sujet de l'œuvre.

 

L'importance donnée au "hasard" (même si, on le sait bien, il n'existe pas !) demeure capitale. Toutefois la composition des ensembles obéit à d'autres lois que les artistes eux-mêmes ne soupçonnent pas. Il est fort probable que naît progressivement une sonorité dominante qu'il convient encore de chercher et qui risque d'évoluer. Mais qu'on se rassure :  l'image si elle est voleuse de personnalité ne cherche pas ici à montrer forcément le spirituel qui serait au fond de l'âme humaine. Le corps parle. Il dit beaucoup : du psychologique, du social par exemple. De l'artistique aussi. Et surtout. Car les deux artistes  se "contentent" de cultiver un penchant qui - il faut le souligner -  n'a rien de voyeuriste. Les captés le sentent et ceux qui contemplent le résultat aussi.

 

Rodia Bayginot et Philippe Ordioni retrouvent sans doute des formulations proches - du moins par certains aspects - d'un Boltanski ou d'un Michel Salsmann. Pourtant le désordre des visages crée un autre rapport que chez ces derniers.  Sous le "désordre" des corps visibles une foule - quoique de plus en plus importante -  ne perd pas la face pour ceux qui la composent. Au contraire. Et ce même si l'on demeure en droit de se demander si ces portraits en fait ne sont pas des autoportraits inversés. "Dis moi qui tu photographies je te dirai qui tu es" pourrait être en effet une des questions que posent ce travail…

 

Toujours est-il que la visagéité et l'incorporation des prises semblent - comme nous le disions plus haut - aussi psychologisante que sociale. Dans une approche où la déterritorialisation (cette panacée postmoderne) n'est pas systématique :  le territoire qui entoure chaque "modèle de fortune" n'est pas biffé. Certains vont même jusqu'à le choisir avec précision. Ajoutons que l'élément "d'incidence" - à savoir le tableau - n'est pas anodin. Chaque invité le perçoit comme il l'entend : objet de culte presque magique, objet de jeu etc..

 

A cette dispersion des images répond une reprise en main de chaque image à la fois par la stratégie des deux artistes et le capté (puisqu'il garde toujours le choix entre trois prises).  Chaque personne est donc reconnaissable comme participant formellement à la même "image". Mais chacune d'elle garde une expression singulière au moment où il s'abandonne au visage d'autrui : les artistes d'abord et ensuite de celles et ceux qui contemplent les éléments.de l'oeuvre in process et in progress.

 

Cela produit à la fois une multiplicité d'abord indistincte et une sorte de mélodie particulière qui se dégage dans chaque portrait face au nombre de prises où il est enserré.  Paradoxalement Rodia Bayginot et Philippe Ordioni font ainsi de leurs instantanés une affaire de durée. Dans leur processus d'organisation et de (douce) pénétration, aucun visage n'est plus "vrai", n'est plus "pur" qu'un autre. Chacun rôde parmi ses semblables, déborde sur eux comme ceux-là débordent sur lui. Il y a là effet d'osmose soustractive  mais aussi additionnelle. Tout individu identifiable devient l'image fluide d'une personne multiple . S'y  inscrivent la corporalité et la visagéité d'une époque et d'un lieu. Peu à peu ce dernier fait tache d'huile. D'Aubagne les deux artistes essaiment progressivement et étendent naturellement leur champ d'investigation curieuse.

 

Un tel multiple arrache à chaque photographie sa valeur d'icône. Mai la "subjectivité" de chaque visage, sa dureté ou son ouverture donne l'impression que l'image échappe autant à une duplication mécanique qu'au statut d'image pieuse. Une fois de plus le tableau de Rodia Bayginot présent dans chaque prise n'y est pas pour rien. Il y a entre le portraituré et l'œuvre cette subjectivité agissante qui, elle, à l'inverse peut prendre un caractère sacré face à l'œuvre picturale proposée et choisie.

 

Plus que clôture, la photographie devient  - par la présence du tableau - ouverture. Chaque visage participe à part égale à la constitution d'une icône générale virtuelle qui ne cesse d'évoluer.  Ce qui généralement cristallise une tonalité physiologique et phénoménologique est repoussé vers d'autres confins qui ne cessent de bouger. Dissout parmi les autres clichés chaque visage résiste  par l'architecture souterraine de l'ensemble. Si bien que  la seule territorialisation  générique reste  peut-être - sûrement même - celle de la toile. Elle devient un troisième œil qui donne au regard un flux particulier, une sorte d'au-delà de son visage et de son corps.

 

Parcourir ces portraits  revient d'une part s'en saisir pour leur tenir tête et d'autre part  et par voie de conséquence à devenir le portraituré clandestin face à ceux que Rodia Bayginot et Philippe Ordioni rassurent et assument : l'une en glissant son œuvre dans leurs mains, l'autre en captant trois prises de la manière là plus indolore qui soit. Les deux deviennent des confidents de leur "complice" le temps d'un instant privilégié et intempestif. N'est-ce pas cette fonction de mise en scène - même si le dernier "mot" est donné à l'"acteur" - qui crée les formes de l'œuvre ? Celle-ci  permet de révéler un tout en devenir qui sera bien plus que l'addition de ses composantes.

 

 

voir  les autres textes de J.P. Gavard-Perret

 

http://rodiabayginot3.overblog.com/pages/Textes_de_JeanPaul_GavardPerret-1859647.html
Par rodia bayginot
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Samedi 18 octobre 2008 6 18 /10 /Oct /2008 16:12
Par rodia bayginot
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